Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

2 commentaire(s)

Prologue

Il est dit que tout homme nait digne et meurs en préservant toute sa dignité d’être humain… les humains sont vus comme des êtres supérieurs… dirions-nous « supérieurs au point de domestiquer leurs semblables » ? Ils se voient comme incarnant la perfection, deux mains, deux jambes, un visage qu’ils jugent « sublime », des capacités surpassant les animaux et autres créatures éphémères, une capacité a vivre plus longtemps… Pourtant, en ce qu’ils jugent comme étant la perfection, ils possèdent cet esprit qui les pousse au carnage et à l’asservissement, cette envie toujours grandissante de voir se baisser devant eux les autres « êtres supérieurs », le pouvoir de posséder les autres de par leur suprématie personnelle, cela ne s’en voit que plus affligeant. L’innocence se voit rabaissée, la difformité est exclue… Nous… enfants difformes de cœur et d’esprit… Enfants que l’on a désiré jeter… qu’est ce qui nous a conduit a être des bêtes de foires ? Qu’est ce qui nous a pousse a nous rencontrer en de si tristes conditions ? Des enfants normaux se seraient vus a un parc ou sur un terrain de jeux… pourquoi ne nous trouvions nous pas dans de pareilles circonstances ? Deux enfants… Enfants difformes… Enfants monstres.
Chapitre 1 : Depart
Alexis

Enfant morne, je ne peux pas me dire normale. Refusant de jouer, de manger avec les autres, restant cloitrée constamment dans ce réduit qui me sert de chambre, je me terre dans un monde qui me semble propre, un monde de noir et de gris, un univers ou plus rien ne peut passer, d’où plus rien ne peut s’échapper… Mes parents semblaient affliges par mon état de mutisme constant, pour une enfant de quatre ans, j’étais bien anormale. Jouant a mes heures sur le carrelage froid de la cuisine ou sur le parquet cire de ma chambre, je ne trouvais meilleure distraction que de m’imaginer des formes abstraite parcourant la pièce, a voir des créatures difformes se faufiler jusqu'à moi pour me tendre une main a trois doigts ou arborant un visage borgne… enfant anormale, c’était bien le mot pour me designer. Ma famille ne pouvait me comprendre, ils me délaissaient finalement ; après tout, quelle utilité de s’occuper d’une enfant telle que moi ? Leur espoir se voyait renaitre lorsque naquit mon jeune frère… mes parents devenaient si doux… ils l’aimaient, le chérissaient comme jamais ils ne m’ont chéris. Tentant de me convaincre de l’accepter, d’accepter ce petit être fragile… ils me disaient continuellement de cette voix faussement douce : _ Regis est ton gentil petit frère Alexis, tu dois prendre soin de lui comme toutes les grandes sœurs… Moi ? M’occuper de cet enfant alors que je ne pouvais même pas m’occuper de mon propre corps ? Pour qui me prenaient-ils donc ? A croire que la venue de cet enfant leur ai redonne l’espoir de posséder une digne progéniture… Je maigrissais a vue d’œil, refusant de me nourrir, je ne pouvais que m’en porter plus mal… Regis était, loin de moi, un enfant doux et paisible, mangeant avec appétit et jouant avec l’eternel sourire des enfants… le regarder me donnait une impression de différence considérable… Au fil du temps, tandis que mon jeune frère grandissait dans un
Page précédente
Vous lisez :

Le cirque Deformity

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO