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“You’re the one.” Ces mots me reviennent en tête telle une litanie. Tu es la seule qui n’a jamais capté mon regard. Tu seras la seule à jamais. Je t’ai tellement haï d’une exécration et d’une hostilité profonde que j’ai finie par t’aimer encore plus fort. Aimer pour haïr et haïr pour aimer. Cette lamentation que je répète la nuit au royaume des songes. 


C'était un matin d'hiver, il faisait froid, plus qu'à l'habitude, des poèmes de toutes sortes virevoltaient, se mêlaient dans ma tête et finissaient murmurés dans mon foulard. C'était comme ça, chaque matin, je pensais à toi. Tu es partie fin novembre sans un "au revoir". Tu as prétendu que tu ne m'aimais plus. Chaque jour, chaque soir, chaque seconde, je t'ai haï de plus en plus et les larmes coulent, emportant tous ces souvenirs, qui se noient dans le désespoir de ne plus te revoir, de ne plus entendre ta voix. Je reste seul, devant mon miroir, attendant que ton visage apparaisse auprès du mien et que tu viennes m’enlacer. Pourquoi ne m'as-tu pas dit au revoir, simplement pour que je sache que tu vis toujours, pourquoi? Je t'aime, malgré la distance, malgré la colère qui gruge mon âme, malgré ma haine, malgré nous.


J'ai essayé, et j'essaie encore de refaire ma vie mais rien n'y fait sauf la drogue et l’alcool; les seules choses qui me font oublier ce supplice, ce calvaire, cet enfer qu'est devenu ma vie. Je me promène sans cesse dans les rues, à la recherche de quelqu'un de mieux que toi, d'un boulot qui ne me rappelle pas le tien, de nouveaux vêtements qui ne rongent pas mes souvenirs.

Où es-tu? Mon dieu que je t'ai cherché, dans la rue, dans le journal, je suis tellement fou que j'ai essayé la morgue... La détresse qui m'envahit chaque fois que je me réveille m'empêche de me lever et de faire quoi que ce soit sauf regarder mon plafond blanchâtre. Je ne suis pas capable de t'oublier. L'amour que j’éprouvais, que j'éprouve et que j'éprouverai pour toi est démesuré. Je dépéris à vue d’œil, j'ai maigris et j'ai l'air malade mais je le suis malade. Je suis fou d'amour pour toi.



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Nicolas SORANZO