Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

1 commentaire(s)

I

Florian avait hâte d’arriver chez sa mère. Il était fatigué : les longues heures d’avion et de train l’avaient épuisé. Il passa sa main dans ses courts cheveux blonds d’un geste las, puis attrapa sa valise. Aller, se dit-il dans quinze minutes, il serait arrivé. Il allait quitter la gare lorsqu’une jeune femme entra précipitamment, lui coupant le passage. Elle s’arrêta devant lui et mit un instant à reprendre son souffle. Elle se plia légèrement en deux, les mains sur ses genoux et respira profondément. Florian mesurant un mètre quatre-vingt huit, de sa hauteur, il ne voyait qu’une longue cascade de cheveux bruns aux reflets roux et devinait un corps élancé. Elle releva la tête et lui sourit. Elle avait de magnifiques yeux gris, songea Florian, pareil à un ciel un jour d’orage : cela lui donnait un regard intense. Son visage était harmonieux et doux. Pourquoi cette magnifique jeune femme lui souriait, il ne la connaissait pas ?!
La jeune femme interrompit ses pensées et lui dit :
- « Je m’appelle Caroline, je suis la voisine de votre mère. Comme elle ne conduit pas, elle m’a demandé de venir vous chercher. »
Florian en resta sans voix : Ou était passé la vieille Madame Batin qui passait son temps à regarder par la fenêtre et à médire sur le voisinage ?
- « Enchanté, finit-il par lui répondre : Comment saviez vous qui j’étais ? »
- « Votre mère a une photo de vous dans sa salle à manger. Elle doit avoir trois ou quatre ans, mais on vous reconnaît bien, vous n’avez pas changé ! Venez ma voiture est tout prêt. »
Florian la suivit sans mot dire : il était complètement sous le charme et l’aurait bien suivi ou elle voulait ! Elle était belle, souriante, et à priori gentille et là, alors qu’elle marchait légèrement devant lui pour lui montrer le chemin, il pouvait aussi constater qu’elle était gracieuse. Quel age pouvait-elle avoir ? Vingt six ou vingt sept ans, guère plus en tout cas, estima t-il.
Elle s’arrêta devant une petite voiture bleue et ouvrit
les portes. Il monta à la place du passager et elle démarra. Derrière son siège, sur la banquette arrière, un siège enfant était installé. Il regarda ses mains sur le volant et constata qu’elle n’avait pas d’alliance mais de nos jours cela ne voulait pas dire grand chose …alors, qu’il la connaissait à peine, il fut déçu de savoir qu’elle avait probablement quelqu’un dans sa vie.
Caroline s’inséra dans la circulation dense à cette heure de la journée et prit le chemin des quartiers nord de la ville. Bientôt, elle s’arrêta devant une résidence privée. Elle composa le code et le fit entrer.
Quelques instants plus tard, ils étaient devant la porte de sa mère. Elle sonna et à peine l’eut elle fait que la porte s’ouvrir rapidement, un bambin de quatre ans au plus, lui sauta au cou.
- « Maman ! »
Caroline caressa sa tête aux cheveux un peu plus clairs que les siens et déclara :
- « Christopher, j’espère que tu as été sage avec mamie Brigitte ! »
- « OUI ! »
- « Très bien, maintenant je te présente son fils Florian. »
- « Bonjour Monsieur. », répondit timidement l’enfant.
Il avait hérité des mêmes yeux que sa mère, pensa Florian. Il salua l’enfant et ils entrèrent dans l’appartement.
Sa mère de sa démarche mal assurée arriva doucement et sourit à son fils.
- « Bonjour mon chéri, je vois que Caroline t’a trouvé ! »
Oh oui, pensa son fils, pour l’avoir trouvé, elle l’avait trouvé ! Il jeta un coup d’œil à l’intéressée et ne put s’empêcher de lui jeter un regard appréciateur. La robe bain de soleil qu’elle portait, mettait en valeur ses formes douces et généreuses. Il tourna rapidement la tête pour ne pas croiser son regard de peur qu’elle y lise l’envie qu’il avait d’elle. Il n’était pas timide mais à priori la belle n’était pas célibataire et il n’avait pas pour principe de s’en prendre aux femmes déjà prises.
Page précédente
Vous lisez :

Retour au pays

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO