Présentation du livre

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Vivre parait simple.
On passe son temps à se regarder le nombril. J’ai mal à la tête, au pied, mon voisin est bruyant, mes enfants sont infernaux, je paie trop d’impôt, mes collègues ne sont pas sympas, j’ai besoin de congés….

Nous avons toujours l’impression d’avoir le temps…
Rien n’est écrit.

On nait, on vit, on meurt… Quelques fois plus vite que d’autres et dans ces moments-là, les petits soucis de la vie reprennent leur place. Insignifiants, quant à peine quelques jours avant, ils étaient capitaux.

Le combat de ma sœur contre la maladie du siècle, le cancer, a été une épreuve qui m’a rendue encore plus forte, mais qui a radicalement modifié ma vision de la vie. Plus aucun détail n’empoisonnera mes nuits.
Je vais et j’irai dorénavant à l’essentiel. Tant pis pour les gens qui m’entourent et qui ne comprendront pas ma manière vivre !
1 – L’enfer

14 octobre 2007 : le téléphone sonne…
- Marie, je suis chez Véro, avec les enfants et le Docteur R… elle se tord de douleurs et il va l’hospitaliser…
Christine, ma petite sœur, est affolée. Je le sens, c’est grave !
J’arrive !
Çà, c’est moi. La dure. Celle sur qui on peut s’appuyer. Qui a l’estomac qui bout, perclus de douleurs en tous genres, mais qui prend les informations avec flegme et supporte les bobos du monde entier sans montrer ses état d’âme. Mais là, je fatigue…
26 mai 2006, j’ai accompagné mon beau-frère, Philippe, avec sa femme, Véronique, dans ses derniers moments de combats contre un cancer du rein, qui l’a emporté en 2 ans.
27 septembre 2007, mon père nous a quitté à l’âge de 69 ans. Son nouveau cœur n’a pas tenu.

TROP, C’EST TROP… elle doit faire une appendicite, une gastro...
Ca ne peut pas être grave… pas encore nous !!
Opérée en urgence d’une occlusion intestinale. Le docteur Rrepasse par la maison.
L’homme froid. Avec ses airs supérieurs, il nous annonce que c’est un cancer…du colon… métastasé…aux ovaires, au foie. C’est grave, plus que grave…
Ce n’est pas possible ! Le sort s’acharne ! J’ai la haine de la vie !
Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Pourquoi encore notre famille ?
Mais, pas le temps de s’arrêter.
Ses trois enfants, Quentin, Nicolas et Emmanuelle ont besoin de nous. Je suis disponible et maman de 3 enfants qui peuvent se gérer tous seuls. Je m’installe donc, dans sa maison, pour protéger ses pioupious… avec l’aide de ma mère, ma sœur, mes frères, mon mari, mes enfants.
Je fais semblant pour les enfants. « Tout va bien, elle va bientôt sortir… » Que c’est bête, ce genre de phrases, mais que dire d’autre ?
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Plus forte que la Mort

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Nicolas SORANZO