Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

7 commentaire(s)

Première partie : Enfance.

Chapitre 1 - Souvenirs intemporels.

Le ciel était d'un infini bleu magnétique, et le soleil jaillissant de tous ses plus beaux et ardents rayons. L'air était plus que sec, et la chaleur suffocante, prête à en étouffer plus d'un. Mais cela ne ralentissait pas le vieux Kustler.

Kustler était assez grand, mais son dos demeurait légèrement courbé avec l'âge. Ses cheveux ondulés blanc, autrefois châtains, lumineux et magnifiques, étaient devenus gras avec quelques mèches grisonnantes, tombant mollement le long de ses épaules. Ses iris étaient d'un vert émeraude, parsemés de quelques taches argentés, légèrement plissés avec des rides en leurs coins. Son nez était saillant et ses lèvres pleines et sèches. Il avait également un grand nombre de rides sur le visage s'éparpillant çà et là, tels les dégâts de la vieillesse. Il portait des vêtements amples et noirs pour se protéger de la chaleur et du soleil du Grand Sud. Sa vieille tunique et son manteau à capuchon étaient cependant usés et paraissaient plutôt gris à cause de la poussière et la boue déposée par ses nombreux voyages.

Outre cela, on aurait dit que rien ne pouvait l'arrêter. Des trombes d'eau, de la neige ou encore un vent qui allait jusqu'à déraciner les arbres de la Grande Forêt ne l'empêchait jamais de poursuivre son chemin, disait-on.

Ce brave homme était conteur. Il racontait ses histoires et aventures dans les auberges, les tavernes, les fêtes dans les villages, les grands marchés ou tout simplement à qui voulait l'entendre, et il était d'ailleurs très apprécié. Passant de villes en villages, voulant apprendre maintes et maintes choses et ayant soif de connaissances, il était très respecté et particulièrement connut dans la région. Il revenait cependant rarement dans la même bourgade. Il disait que tant qu'il avait la possibilité de poser un pied à terre, il voulait profiter du temps qu'il lui restait à vivre pour parcourir « le vaste monde », comme il disait souvent.

Mais justement ce jour-là, contrairement à ses habitudes, il voulait revenir dans un petit village qui lui tenait particulièrement à cœur. Cette charmante bourgade s'appelait Tagenia. C'était un village fortifié comportant de très hautes murailles, comme la plupart des villes et villages du continent de Valanda. C'était un grand village, mais il ne l'était cependant pas assez pour le qualifier de ville. Il y avait bien sûr, un grand château au nord avec une architecture digne des plus grandes battisses où vivaient les seigneurs et les nobles. Puis, il y avait et un grand et magnifique jardin qui lui était disponible y compris pour le peuple grâce à un petit portail au fer forgé où l'on pouvait entrer. Au centre de ce jardin, il y avait une marre sauvage avec quelques rochers et nénuphars où croassaient des grenouilles. Des canards tournoyaient, se régalant des petits poissons et des miettes de pain dur que leur lançaient les enfants, ravis
Page précédente
Vous lisez :

Chroniques du monde de Valanda - Tome 1 : L'élue.

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO