Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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Je suis dans ce qui est censé être ma chambre ...
Sombre pièce , il y a une petite lampe qui grésille sur un petit meuble de chevet , un lit enfin
plutôt ma torture , sur le plafond des centaines d'autocollants d'étoiles lumineuses qu'en secret je rêve d'atteindre ....
Je suis accroupie à coté de cette porte blindée qui n'a plus de poignée à l'intérieur ...
Je me sens étouffée vide et inexistante je veux sortir mais je ne peux pas ...
La fenêtre ? Il y a des barreaux , pour empêcher même mon esprit de s'enfuir ...
J'entends ces bruits de pas qui errent dans le couloir , j'entends d'ici sa respiration qui s’accélèrent comme un prédateur rodant autour de sa proie ... seulement sa proie, c'est moi .

MOI, je suis la brebis égarée seule faible et apeurée , je ferme les yeux, tiens fermement les jambes serrée , j'ai chaud ...
A chaque son de pas, mon cœur s'emballe ... Je ne veux pas être cette brebis , je veux retrouver le troupeau , m'enfuir loin de cette odeur toxique incolore et inodore ,qui me ronge de l'intérieur au plus profond de mon être ...
les pas s'arrêtent , j'entends la serrure , il est rentré ...

Je veux me levé et sortir en courant sans m'arrêter ni même me retourner seulement mes jambes n'arrivent pas à me porter ...
Il est là, bien droit devant moi , je n'ose pas levée la tête , je n'ai plus la force d'affronter son visage , je reste fixer sur son pantalon noir , il le déboutonne ouvre sa braguette , les larmes coulent le long de mon visage .

Il y a bien longtemps que j'ai compris que hurler ne sert a rien ... Personne ne m'aidera et plus je hurlerai, plus il prendra son temps ...

Il m'attrape violemment par les poignet et me jette sur ce lit , cette instrument de tortures que je découvre au fil des jours plus atroce que la veille , il bafoue mon intimité allant jusqu’à piétiner chaque parcelle de mon amour propre .
Le temps ne passe plus ... l'odeur de sa peau me soulève l'estomac, le regard vide je fixe le plafond , je ne prie plus pour qu'il s'arrête je sais bien que sa ne sert à rien , je me sens salie, encore une fois je n'est qu'une chose qui m'obsède , mourir.
Une fois le calvaire fini, toujours le même rituel, je reste là, inanimée sur ce lit, les mains toujours crisper sur le drap , il me regarde et respire la joie que lui procure son pouvoir . "
Il me dit :
- arrête de chialer ! tu as aimé, je le sais, petite traînée.

Si j'entends cette phrase retentir encore une fois dans mes oreilles , je crois que je serais capable de m'ôter la vie en m’arrachant le cœur à mains nues .
Je pleure encore et toujours, il ressors de la chambre, pousse la porte , j'entend les pas s'éloigner.

je me lève , me rhabille les yeux toujours gonfler de larmes .
j'enlève ce drap, le met par terre comme à chaque fois , je préfère encore m'allonger à même le lit que de m’allonger sur ces draps pleins de son odeur et de mes larmes encore fraiches .

je vais vers la porte , y colle mon oreille, plus un bruit n'émane du couloir , la porte est restée entrouverte comme à chaque fois qu'il a fini.
Il m'enferme. Seulement, s’il veut être sûr que je serai là quand il aura besoin de se sentir fort , pour expliquer mon isolement, il prétexte des punitions pour insolence ou mes mauvais résultats. Alors ma mère ne bronche pas. En faite, elle ne bronche jamais , elle n'a d'yeux que pour lui depuis sa venue dans notre vie .

J'avance sur la pointe des pieds, terrorisée à l'idée qu'il se réveille à tous moments, je passe devant la chambre de ma mère et le vois comme tout les soirs ,allongé à ses cotés, endormi paisiblement tout comme elle d'ailleurs ...
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Nicolas SORANZO