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Laissez vivre les enfants


Il y a sur les lèvres d’un enfant en naissance
Deux trois millions de rire qui mijotent en silence
Et ces cœurs d’angélus que nul ne peut tenir
Est le meilleur humus pour les fleurs à venir

C’est le monde qui assomme et fait pleurer les rires
Ces rires qu’on chiffonne en colère de sourire
A croire qu’avec les ans s’étiolent la bonne humeur
Et que de cernes en rides ne restent que les pleurs

Il y a dans le cœur d’un enfant en croissance
Deux trois millions de fleurs qui éclosent en fragrance
Eclaboussant le monde de couleurs et de vie
Ces fleurs sont le ferment d’un air assaini

C’est le monde qui façonne et fait faner les fleurs
Ces fleurs qu’on abandonne et dont on fauche les heures
A croire qu’avec l’ivresse disparaît les couleurs
Et que d’âge en vieillesse le noir nourrit les moeurs

Il y a dans le cœur d’un enfant en partance
Deux trois millions de bulles qui rêvaient d’espérance
Et ces sphères fragiles porteuses de tant d’amour
Sont autant de prières qui meurt chaque jour

C’est le monde qui oppresse et fait craquer les bulles
Ces bulles qu’on maltraite tant, on les manipule
A croire qu’en vivant, on oublie le bonheur
Qui pourtant en naissant dégorgeait de nos cœurs.
Le cœur de ma vie

Aujourd’hui, dans les remous des temps modernes
Tout chamboule, l’incertitude nous gouverne
Les destins semblent mâchés par l’habitude
L’épuisement émousse nos cœurs de solitude
La froideur, les émotions impersonnelles
La chaleur est devenue une vieille rengaine
L’égoïsme est cultivé à perdre haleine
Et pourtant dans tout ce noir, il y a .... celui.

Celui qui matin après matin,
Egaye mon cœur, chasse mes chagrins
Celui qui balaye mes regrets
Panse ma vie et mes abcès !

D’un sourire, il me fait chanter
D’un clin d’œil, il me fait danser
D’un ondulement me fait rêver
D’une caresse me fait planer

Celui qui midi après midi
Aiguise à rouge mon appétit
Celui qui fait naître le printemps
D’un tour de langue sur ses dents.

De mots de cou, il me titille
De rêves fous, il frétille
Dans l’obsession, il me cheville
Dans la passion, il m’entortille

Celui qui soirée après soirée
Eclaire ma vie de sa clarté
Celui qui brûlant de désir
Ne laisse en tête que le plaisir

D’un jeu de jambes, il me domine
D’un coup de langue, il me décime
D’un tour de rein, il me ranime
D’un peu de rien, il me sublime

Celui qui année après année
Arrive toujours à m’étonner
Celui qui fait renaître l’amour
Chaque matin de jour en jour

D’une attention, il me réveille
D’une conception, il m’émerveille
D’un trait d’esprit, il m’ensoleille
D’un don de vie, il m’éveille

Mon monde n’a plus besoin de rien
Il est là et je me sens bien
Il a chassé tous mes nuages
Je lui ai offert tous mes ages

Mon monde à trouver sa lumière
Je n’ai nul besoin d’autre sur terre
Il monopolise mes envies
Il est le cœur de ma vie...
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Rêve et poésie

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