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Posté par : Ecrivain-du-dim, le 22-04-2013 

Voici mon 4eme chapitre.. Le problème c'est que c'est le chapitre où se rencontre les deux personnages principaux ( Léo et Emilie )... Je trouve que c'est plat, pouvez-vous me donner votre avis s'il vous plait ? =)

Chapitre 4: Départ et rencontre.

Au commencement du monde, il n'y avait pas d'Hommes, juste la forêt et le vent qui ne rencontrait autre obstacle que la montagne. Il y eu les premières pluies et les premières neiges. Reste ensuite reste à savoir qui de l’œuf ou de la poule est arrivé le premier, parait-il que ce serait le poisson. Peut importe car aujourd'hui nous sommes là et rien ni personne ne peut nous dire stop  : nous passons notre temps à détruire tout ce que l'on touche. C'est vrai, l'enfer c'est les autres. Mais les autres c'est aussi nous. Aujourd'hui j'ai enfin une autre réunion avec le groupe. Je me lève plein d'entrain et me dirige vers la salle de bain, celle juste à côté de ma chambre que mes parents n'utilisent jamais. Mon reflet renvoie l'image d'un ados comme les autres : j'ai mes cheveux car je ne fais plus de chimio, j'ai un teint assez normal et une mine plutôt banale. Qui dirait que je vais sur mes dernières semaines, mes derniers jours, peut-être mes derniers instants ?... Celui que je regarde, le reflet du miroir, est un autre moi. Il n'est pas malade, pas triste. Il à l'air en bonne santé et pourtant si l'on gratte un peu la surface on découvre la mort. Je suis une entité enveloppée d'étoiles mais baignant de ténèbres. Je suis un oiseau qui plane parmi ses semblables cachant qu'il ne sait plus voler. Je suis cet ado qui souris alors qu'il sait. Je sais. Savoir est un don maudit. Vivre dans le mensonge peut être mieux parfois. Quand je ne savais pas que j'étais malade, je n'avais pas de symptômes très violents. Je vous accorde que de voir, sentir et toucher des choses qui n'existent pas n'est pas banals mais je ne me sentais pas non plus frôlant la mort puis je ne savais pas que c'était des hallucinations. Il y a un moment privilégié. Ce moment entre les rêves et la réalité quand on se réveille. A ce moment, on ne sait pas, on ne sait plus. On pense fort que tout est possible, que les cauchemars ne sont que brume mais que nos rêves sont tangibles. Cela ne dure que l'espace de quelques secondes mais c'est un tel réconfort qu'on aimerai ne pas se lever. Pourtant la vie suit son cours et soit on quitte le train alors qu'il roule à toute vitesse au risque de ce faire mal, soit on continue de regarder les paysages défiler, sans jamais réellement les apprécier. Tout en pensant à cela, je me lave le visage et me dit que je voudrais faire durer ces moment plus longtemps.
Je prend une douche rapide et m'habille, même si je ne fais plus rien de mes journées et que la réunion n'est que cette après-midi, pas question que je me laisse aller ! Je sors de la salle de bain, prend l'escalier qui mène au salon et rejoin la cuisine juste à côté. Je regarde le grand frigo métallisé, aucun mot. " Ouf ! " Pensais-je car je ne supporte pas les mots de mon père et encore moins ceux de ma mère... J'ouvre ce coffret à nourriture, en sort une bouteille de jus d'orange, attrape un vers dans le placard encastré à côté et me sers une belle quantité de la boisson. Je la bois d'un trait avant de m'installer sur l'un des hauts tabourets du plant de travail situé au centre de la cuisine. C'est une pièce très high-tech avec des machines en tout genre: pour presser les agrumes, extraire le jus des fruits et légumes, faire des sodas, toutes sortes de cafés et un tas d'autres bizarreries dont on ne se sert jamais. Je commence à réfléchir et ressent le besoin de prendre mon téléphone portable. Je me souviens l'avoir laisser dans le salon quand je parlais avec Louis hier. Durand le court trajet qui me mène au salon je me remémore qu'une fille de mon âge sera présente à la réunion d'aujourd'hui. Le flot de mes pensées est interrompu par une nouvelle hallucinations. Elles sont de moins en moins fréquentes mais plus violentes. Je suis au beau milieu de mon salon lorsque j'entends une voix venant de derrière mois. Je me retourne dans un sursaut, prend quelques secondes de réflexion quand je m'aperçois que cela vient du miroir situé sur le mur de droite. Instinctivement je m'en approche et y voit une jeune fille avec les cheveux violets et les yeux de la même couleur qui crie mon nom. Je la regarde avec intérêt même si je sais que c'est dû au cancer ça reste très bizarre comme situation. La jeune fille ne semble pas capter ma présence et elle frappe derrière le miroir comme si elle était enfermée à l'intérieur et qu'elle voulait en sortir. Je m'approche d'un pas de plus avant qu'elle ne disparaisse dans un échos, toujours criant mon nom.
Je dodeline de la tête comme pour me rentrer l'idée que tout ça n'est pas réel puis je ressens le besoin incontrôlable de m'allonger sur le canapé comme si mes jambes étaient ankylosées. J'attend quelques minutes n'entendant autre son que l'aiguille de l'horloge murale qui joue son rôle agaçant, grand annonciatrice du temps qui passe. Le temps est une chose qui me torture beaucoup. C'est un fardeau pesant, un boulet que chaque être traine toute sa vie. Puis vient le moment, plus ou moins éloigné, où le boulet chute et nous entraîne avec lui dans la mort. Je ne sais pas si c'est l'hallucination, le temps qui passe ou une mélancolie enfouies et soudainement exhumée, mais une larme roule sur ma joue. Une seule larme que je ne me pardonnerai pas de si tôt.
Un an et demi au par-avant, je m'étais promis dans ce même miroir du salon une chose que je viens de rompre. Je m'étais regardé droit dans les yeux, droit dans mes yeux bleus électriques semblables à ceux de mon grand-père, et croyant le voir alors, je m'étais juré devant son image que plus jamais je ne pleurerais. Je m'étais fais la promesse solennelle qu'aucune larme ne sortirai de ces yeux. S'il ne nous reste que quelques temps à vivre, qui voudrais les passer à pleurer ? En tout cas, pas moi !
Ton ces souvenirs risquent de réactiver mes glandes lacrymales alors je me lève et sentant comme de la moutarde me monter au nez je me dirige vers mon téléphone toujours posé sur la table basse. Je le saisi et découvre que j'ai un message. Un numéro composé d'une demi douzaine de chiffres me propose de passer un appel pour rencontrer une quinquagénaire " prête à tout " pour moi... Dans un réflexe je ferme le message sans l'effacer puis fourre l'engin dans ma poche, encore une de ces pubs " X " que je reçois ne sachant comment ils ont eu mon numéro...
Le reste de la matinée je le passe devant la télé. Je dîne comme d'habitude seul avec une part de pizza et une canette de coca cherry, c'est l'avant dernière et je réserve l'autre à la mort donc il faudra demander à l'assistante de maman d'en racheter. Ma mère à, depuis longtemps, abandonner les tâches de ce type et même si mon père donne tout de lui pour en faire un peu, sans Bethanny Garcia, l'assistante, nous ne réussirions qu'a vivre dans la crasse, sans manger et sans boire. Ce n'est pas une assistante professionnelle mais plutôt une "femme à tout faire", seulement nous n'aimons pas ce terme alors on préfère dire '' Bethy, assistante du foyer Monange et de la maîtresse de maison". D'ailleurs elle doit arriver en début d'après-midi, c'est à dire dans cinq minutes. Par bonne conduite, je ramasse le reste de ma pizza et ma canette vide que je m'empresse de jeter à la poubelle puis je passe un petit coup d'aspirateur de tables pour effacer les traces de ma collation dont le tapis sous la table basse à autant profiter que moi. Le tant de ranger l'appareil et de zapper un peu j'entend la porte qui claque et le couinement des chaussures que Bethy met pour faire le ménage foulant le hall d'entrée, ainsi que le bruit sourd émmanant du sac plastique surchargé qu'elle prend toujours. Arrivée dans le salon, elle me regarde et dans un sourire lance:

- Bonjours Léo, déjà levé ?
-Salut, répondis-je, et oui il est quand même 13h45 Bethy.
-Oh excuse-moi, enchaîne-t-elle en mettant une main sur sa bouche, avec tout le travail que je fais chez moi j'en oubli l'heure.
-Rien de grave, pas la peine de t'excuser. Je te sers quelque chose à boire ?
-Non je vais me dépêcher de commencer je ne voudrais pas que Monsieur et Madame Monange pense que je bailler aux corneilles.
-Détends toi Béthy, dis-je, tu sais qu'on t'adore alors on ne te critiquera jamais.
-Merci, fit-elle en commençant à faire la poussière avec un plumeau qu'elle a sorti de son sac en plastique.
-Par contre, je vais te laisser j'ai une réunion avec le groupe de soutient, lançai-je en partant chercher un gilet, a plus.

J'ai attendu son approbation qu'elle m'a donné dans une hochement de tête puis je suis parti chercher le fameux gilet. Je rejoins le hall et ouvre une porte donnant sur un placard situé à côté de la porte d'entrée. J’attrape le premier truc m'appartenant et sors dans la précipitation. J'ai tellement hâte de revoir les autres et d'avoir des nouvelles. Je repense à Laure ainsi qu'à ces enfants, j'espère seulement qu'elle n'est pas morte... Le frisson qui cours sur mon échine est surement dû à cette idée mais aussi au vent qu'il fait dehors. Je referme mon gilet et commence mon chemin. La salle de loto dans laquelle nous faisons nos réunion n'est pas située très loin de ma maison mais il me faut au moins cinq minutes à pieds. Je foule la pelouse, ouvre le portail électrique avec mon code puis prend le trottoir de droite. Ce quartier est très calme, habité en majorité par des retraités. Les maison ne se ressemblent pas mais elle sont toutes à côté des autres. Il me faut juste une minute pour en sortir et rejoindre le monde sauvage, celui de la ville. C'est le plus amusant, ici les gens se gueulent dessus et s'insultent au volant. Il y a des chewing-gum par terre et des pigeons en quête de miettes. Je marche les mains dans les poches zieutant quelconque signe de saleté qui me rappelle que le paradis de propreté dans lequel je vis n'est qu'un parfait enfer. J'aime être en pleine ville, je vois des gens me sourirent sans savoir et des enfants jouer. J'entend des bruits de moteurs et des commerçant vanter leur marchandises. C'est d'une banalité extraordinaire. Je passe devant une boulangerie, une chocolaterie, un garage, je tourne à gauche puis prend un petite pente, je reprend à gauche et je suis arrivé. Bien sûr, André est déjà là puisque c'est lui qui a les clés mais étonnement ils sont tous là, même Louis. Mais pas Laura. J'avance et ne voulant pas les interrompre je me joins au cercle de chaise en m’asseyant à côté de Louis.

-Au moins elle n'a pas souffert, dis Sofia en pleurant.

Je comprend immédiatement et ne peux m'empêcher de fermer les yeux pour accuser le coup. Louis me tape dans le dos faiblement pour me réconforter puis je lève les yeux et dis.

-Elle n'aurais pas voulu nous voir triste. Dédions à Laura cette réunion mais menons là normalement.
-Je suis d'accord avec lui, déclare Bastien.
-Oui, dis Joseph, faisons ainsi.

C'est la première à partir. Mettant fin au cours de mes pensées, Louis se lève et se place au milieux.

-Alors voilà, annonce-t-il, je voudrais aussi profiter de cette réunion pour vous présenter Emilie Therabel, c'est une jeune de 16-17 ans qui voudrais aussi faire partie du groupe. Elle est atteinte d'une tumeur maligne au cerveau, le sait depuis six mois mais c'est à un stade avancé donc c'est pour cela qu'elle va arriver aujourd'hui. J'espère que ce n'est pas un problème, vous allez voir, elle est un peu déboussolante mais elle a besoin de nous les amis.

-Il n'y a aucun problème, dis André.

A ce moment, une personne ouvre la porte de la salle et se dirige au milieu. C'est une fille. Je ne sais quoi dire de plus. Il ne me vient pas les mots. Elle est assez grande mais plus petite que moi, brune avec de grand yeux verts et pénétrant. Elle regarde Louis qui lui fait signe de s’asseoir là où il était. C'est à dire à côté de moi... Je la suis du regard, la bouche entre-ouverte. Elle prend place et c'est alors que je dodeline de la tête pour retrouver mes esprits. Elle me regarde et me murmure:

Emilie, salut.
Euh, bégayai-je, Léo.

Elle redirige son regard vers Louis tout en levant les sourcils. J'ai compris que je ne lui ai pas fait l'impression que je voulais. Je retente alors quelque chose:

-Ton cancer est avancé ?
-Assez pour qu'on me force à être ici, lance-t-elle froidement.

Je ne sais quoi enchaîner donc je me tais et tourne la tête vers André qui commence à expliquer qu'il devait se faire opérer mais que ce n'est plus possible: sa tumeur à grossi. Aucune autre nouvelle n'est annoncé mais au tour d'Emilie, celle-ci refuse de se prêter au jeu et ignore tout le monde en levant la tête au plafond. Je la regarde avec colère car je trouve que ce manque de respect est très mal choisi. C'est vrai nous venons de perdre une amie et nous lui offrons chaleureusement une place dans nos réunion mais mademoiselle nous ignore. C'est le même numéro quand nous disons notre mot relatif à la séance. Je lance mon éternel " Condamné " lorsque Emilie éclate de rire, mais d'un rire très sarcastique. Je la regarde surpris quand elle balance:

-Excuse-moi mais t'es pas très inventif.

-Je dis ce que je ressens, voilà tout, répondis-je, mais puisque tu es si imaginative dis nous donc quel est ton mot.

-Tu veux savoir? demanda-t-elle d'un ton provocateur, tu veux connaitre un mot qui retranscrit mon état en ce moment ? Je dirais: " Emmerdée".

-Alors puisque c'est comme ça, criai-je à bout, tu n'a qu'a te casser !

Elle se lève d'un bon suite à mes parole, faisant tombé sa chaise, et part en courant dans un fracas. Je me lève et sans un regard pour le reste du groupe, par à sa recherche. Les remords me nouent déjà la gorge, c'est ça première réunion. Je cours pour la rattraper, heureusement pour moi, elle n'est pas loin, juste assise sur un muret en train de pleurer après les poubelles de la salle de loto. Je la rejoins, m'assois à côté d'elle.

-Excuse moi, dis-je, je ne voulais pas... fin je..., désolé.
-Tu voulais savoir, fait-elle, tu veux vraiment savoir pourquoi je trouve çà ridiculement pitoyable ? Il ne me reste que trois mois à vire, trois moi, ça fait un peu plus de 90 jours et oui, je trouve ça emmerdant d'être la avec vous.
-Je te comprend, moi aussi il ne me reste...
-Et alors ? M’interrompe-t-elle, qu'es que ça peut me faire hein ? Toi tu as l'air de te plaire avec ces gens, moi non.
-C'est bon de parler parfois...
-De parler de quoi ? Tu veux que je raconte que je vais mourir ? Génial comme après-midi.

Elle serre un pendentif qu'elle porte au cou. Une étoile noire avec des pierre rouges incrustées. Je ne sais pas quoi lui dire alors, dans un élan je la prend dans mes bras. A ce moment, ça tête sur mon épaule, la mienne posé sur ses cheveux, à côté des poubelles... Je ne savais pas de quoi, mais nous étions au commencement.


Posté par : Sericle, le 22-04-2013 

Effectivement, pour confirmer tes doutes, j'ai trouvé cela un peu plat. Après, peut-être que cela est voulu, l'ambiance du livre, tout ça. Un peu lent à démarrer je trouve, mais bon, j'imagine que c'est totalement subjectif et que d'autres personnes apprécieront ;)

Posté par : Ecrivain-du-dim, le 22-04-2013 

Tu n'apprécies donc pas ?

Posté par : Sericle, le 22-04-2013 

Ce n'est pas que je n'apprécie pas, c'est juste que l'ambiance est assez... froide !

Posté par : Ecrivain-du-dim, le 28-04-2013 

Non, c'est mon quatrième chapitre... ^^

Posté par : Pecari20, le 09-07-2013 

J'ai besoin de l'aide . Comment mettre une image dans son roman ?
Toutes réponses et aides sont acceptés sauf les réponses et aides de moquerie pour une débutante comme moi qui va bientôt faire son entré au collège . (Je suis une gamine) .

Posté par : Cedy, le 09-07-2013 

Tu es dans la mauvaise catégorie.
Il y a une catégorie où tu postes tes demandes d'aide. OK ?
Donc, pour mettre une image : http://www.ecrirepublierunlivre.fr/manuel.php?page=10

Posté par : Pecari20, le 09-07-2013 

ok

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