Essai d'écriture

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Posté par : Demril, le 20-06-2012 

Bonjour à tous,
je débute tout juste une histoire et donc comme tout débutant je me pose énormément de questions.

Je vais donc poser ici mes premières pages pour avoir quelques critiques ou autres conseils, merci à tous.


Ville Ellisath.
La ville fortifiée d’Ellisath est nichée sur un pic rocheux face au désert septentrional d’Arg. Les légendes et anciens textes raconte qu’elle fut la première édifiée par les hommes durant le grand exil.
La blancheur des murs de ses habitations contraste avec les couleurs vives des étoffes étendues au-dessus des commerces installés à même le sol, il règne dans ses rues un brouhaha permanent dû aux cris des vendeurs, ici tout se négocie, se troc et se vend et comme dit le proverbe « toi qui cherches, si tu ne trouves pas à Ellisath, jamais tu ne trouveras ».
Vu du ciel ses rues tortueuses forment des cercles concentriques autour de la grande place de la ville, au centre celle-ci se dresse un monolithe de pierre noire d’une vingtaine de mètres. Durant de nombreuses générations la seule raison d’être des remparts d’Ellisath et de ses nombreux hommes d’armes fut la défense de ce monolithe.
De nos jours, le temps et l’ennui ont émoussé la vigilance des gardes et le cout d’entretien d’une garnison complète de plus de milles hommes a fait diminuer leurs nombres de façon draconienne.


Le bruit de bottes battant le pavé annonçait le changement de garde, les commerçants reculaient leurs échoppes pour laisser le passage à la garde montante tout en continuant à commercer. Ceux qui n’avaient pas pu dégager de leur chemin se voyaient pousser sans ménagements.
Couvert d’une armure de cuir et armé d’un arc et d’une simple épée Tornal avançait vers les remparts du sud de la cité, tout en se déplaçant au pas avec le reste des gardes il observait la foule à la recherche d’une tête connu ou amicale.

- Elle ne reviendra pas tu sais, lui dit Salsis
- Comment, demanda Tornal

Il se retourna et regarda son vieil ami.

- Cela fait des mois qu’elle est partie et elle ne reviendra pas, répéta Salsis.

Son doux visage et ses courbes harmonieuses se rappelèrent à son souvenir, et se fut la voix du capitaine qui le fit sortir de sa rêverie.

- Tornal, Salsis, Septrius et Zar emplacement trente-deux.

La trente-deuxième tour de garde sur les remparts en en partant de la porte est, celle la plus au sud, avec une vue imprenable sur le désert. A la grande époque comme aimait le dire le capitaine, chaque tour abritait une cinquantaine de gardes répartis sur trois niveaux.
Ils gravirent les escaliers et après avoir arpenté le chemin de ronde et traversé plusieurs tours, ils prirent leur quartier dans la salle de repos échangeant quelques banalités avec la garde descendante.
Un vent sec en provenance du désert s’engouffrait par les meurtrières faisant vaciller les flammes de vieilles lampes à huile suspendues aux poutres du plafond. Des rapières, haches et hallebardes fixés sur les murs se disputaient la décoration avec des écus aux armoiries partiellement effacées, l’ameublement était composé de lits aménagés dans des alcôves ainsi que de tables et de bancs de facture grossière.
Aucune menace ne pouvait venir du désert, vingt mètres de hauteur de muraille puis cinquante mètres d’une falaise à pic les séparaient du sable empoisonné du désert, Tornal se dit que ça serait une nuit tranquille, une nuit à jouer aux cartes, aux dés, enfin une nuit à perdre une partie de sa solde au jeu.
Il déposa son sac qui contenait son repas du soir sur une table et suspendit sont arc et son épée aux crochets muraux prévu à cet effet. Puis se grattant le menton se dirigea vers une chaise s’en saisit et grimpa les quelques marches le séparant de l’accès au toit.

- On a encore perdu Tornal les gars ironisa Septius.

Il ouvrit la trappe et installa sa chaise entre deux créneaux s’assit et regarda le désert absorber les derniers rayons du soleil. La lumière mourante de cette heure avancée donnait une couleur blé mur au sable. Cette teinte et le mouvement des dunes dans le vent le replongeaient en enfance, il se revoyait courir dans les champs où les ondulations des blés murs et dorés exaltaient leurs imagination.
Son regard se tourna vers les montagnes alors qu’il s’étirait sur sa chaise en baillant, il fronça les sourcils, se leva intrigué, à cette époque, ce n’est pas possible murmura t’il.

- Eh en bas, préparez-vous à calfeutrer les meurtrières et les portes, on va bouffer du sable.
- Tu as trop abusé sur l’alcool frelatée hier soir ?, demanda Septrius
- Viens voir toi-même, on ne voit plus que le haut des montagnes, une brume jaune cache leurs pieds, répondit Tornal.

Ses trois compagnons de grimpèrent l’escalier et observèrent les montagnes.

- Par les barbes de gnomes, tu as raison, une tempête de sable au printemps ils ne vont jamais nous croire en bas, dit Zar.
- Redescendons donner l’alerte et nous installer au mieux pour passer la nuit, ajouta Septrius.
- Je reste quelques minutes pour voir la tempête approcher, répliqua Tornal.

Leur cloche fut la première à sonner suivi de près par celles des tours avoisinantes, bientôt toute la cité se trouva cerné par le vacarme des coches.
Seul en haut de la tour, Tornal qui était pourtant habitué à la violence du climat de la région écarquilla les yeux devant le mur de sable qui avançait sur lui. Il n’eut pas le temps de redescendre qu’il fut frappé par la force du vent et les griffures du sable, à moitié aveuglé il regagna l’escalier à tâtons en se déplaçant à genoux. Si ce jour-là il avait pu rester à son poste d’observation, il aurait aperçu au loin d’étranges sphères bleutées se déplaçant sur le sable.


Ils marchaient de dunes en dunes avec obstination, le sable porté par la tempête entrait violement en contact avec la paroi de leurs sphères protectrices, chaque grain explosait dans un minuscule éclair bleuté avant même d’atteindre le marcheur. Le groupe était formé d’une vingtaine d’individus de forme humanoïde mais à la morphologie différente d’un être humain, ils étaient plus grand et avaient le corps élancé, d’une couleur blanche leur peau était marqué de tatouages et écritures étranges. Un visage imberbe et un crâne chauve contrastaient avec la noirceur de leurs yeux. A l’exception de leurs torses recouvert d’un un croisement de lanières de cuir, leurs membres et tête restaient nus de toute protection.
Au centre de la troupe un personnage vouté aux yeux bandés et aux rides prononcées portant une robe de tissus épais de couleur nuit se déplaçait un bâton à la main, de chaque côté de celui-ci se tenait deux humanoïdes plus grands que les autres, l’un portant une sorte de siège vide harnaché sur son dos et l’autre maintenant sur son épaule quelqu’un aux membres attachés et au corps enroulait dans une toile épaisse. Le reste du groupe était composé de fantassins armés d’une simple épée avec des armes de jet en bandoulière.
Le vieil humanoïde fit un signe de la main qui entraina un arrêt complet de la troupe, il leva le visage au ciel comme pour humer une odeur ou admirer les étoiles, puis après quelques minutes d’inertie il tendit son bras devant lui et indiqua du doigt une direction dans la tempête. Le groupe repartit en se dirigeant vers cette nouvelle destination, plusieurs heures de marche dans le sable du désert les menèrent à la falaise que dominait la ville d’Ellisath.
Un son éraillé sortit de la bouche du meneur aveugle et tout en parlant il désigna de son bâton le porteur du siège, celui-ci s’agenouilla devant en lui présentant son dos, il s’installa dans le siège et se sangla avec les attaches prévues à cet effet. Le deuxième porteur utilisa des cordes pour attacher le corps inerte sur son dos et ainsi libérer ses mains. Ils marchèrent jusqu’au pied de la falaise et commencèrent à grimper les muscles saillant à chaque effort de traction que leur imposait une telle escalade. Arrivé à mi-hauteur, la prise d’un des fantassins lâcha l’ entrainant dans une chute de plus de quarante mètres, celui-ci n’eut pas la chance de mourir sur le coup, à son arrivée sur le sol il se brisa les deux jambes. D’un geste, le vieillard fit disparaitre la bulle protectrice du fantassin et les vapeurs empoissonnées du sable purent faire leur office et le ronger de l’intérieur, après quelques convulsions sa vie pris fin dans d’atroces souffrances.
A un mètre du haut de la falaise ils arrêtèrent leur progression et un seul d’entre finit l’escalade, il observa avec attention les remparts et alentours et fit signe de la main quand il fut certain d’être seul. Ils se hissèrent puis se hâtèrent d’aller au pied des remparts, deux humanoïdes posèrent leurs mains sur le mur en écartant légèrement les jambes, deux autres prirent appuis sur leurs jambes et se hissèrent sur les épaules, en très peu de temps ils constituèrent une échelle de leurs corps qui permis au reste de la troupe de gagner le haut des remparts. Ils regardèrent la cité endormie noyée sous un déluge de sable, se fut le voie de Zar qui attira leurs regards sur la trente deuxième tour.
- Trois six, vous êtes encore battus, à moi les piécettes de cuivre, à moi la richesse, à moi les femmes, leurs charmes et l’alcool coulant à flot, Zar finit sa phrase dans un grand éclat de rire.
- Même avec tant d’argent pas une femme ne voudra de toi tricheur, tu es plus laid qu’un porc qu’aurait la vérole et ton odeur ferait tourner l’œil à un mort, tiens tu m’écœures répondit Septrius qui pour conclure crachat au pied de Zar.
- A voir vos têtes vous n’avez plus l’air de vouloir perdre de l’argent ce soir, je vais donc aller me soulager sur la ville voir si avec l’aide du vent j’arrive à recouvrir de pisse le toit du temple d’Azeria
- Et en plus tu ne respectes rien dit Septrius.
- Le respect c’est pour les pauvres comme vous, moi je suis riche et je pisse sur les dieux.
Zar se leva et se dirigea vers la porte donnant sur le chemin de ronde, il attrapa la poignée et ouvrit la porte en grand, un nuage de sable entra dans la pièce qui fit jurer les trois autres compagnons.
- Bordel mais qu’est-ce que c’est que ça cria Zar, et…
Il n’eut pas le temps de finir sa tirade q’ une épée le transperça et le souleva du sol, l’humanoïde dû se courber pour pénétrer dans la tour la porte n’étant pas adaptée à sa taille, d’un coup sec du poignée tenant son arme il jeta le corps de Zar sur le côté et prononça dans une langue inconnue des sons qui ressemblaient à une raillerie, il sourit et gonfla le torse.







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